Aller au contenu
Demander une démo

Modèle gratuit · Expression du besoin et cahier des charges

Cahier des charges GED : modèle et exemple

En bref

Un cahier des charges GED (gestion électronique des documents) précise les documents à gérer et leurs volumes, le plan de classement, les droits d'accès, la recherche, les durées de conservation et les intégrations avec vos outils. Notre modèle Word gratuit, écrit côté acheteur et non par un éditeur, suit ce plan avec ses tableaux à compléter.

Recevoir le modèle (Word) par e-mail

Votre adresse sert à vous envoyer le modèle. Elle ne sera utilisée pour vous recontacter que si vous cochez la case ci-dessus.

Télécharger le modèle

Le modèle, au format Word, compte onze rubriques : contexte, documents et volumes, plan de classement et droits, fonctions attendues, conservation et valeur probante, intégrations, reprise de l'existant, exigences techniques et réversibilité, déploiement, modèle de prix attendu et conditions de la consultation. Il reprend la structure de notre modèle de cahier des charges général, avec ce qui est propre à une GED. Pour le recevoir par e-mail, remplissez le formulaire en haut de page.

Les tableaux à compléter :

  • Documents et volumes : type de document, origine (papier, e-mail, logiciel), volume annuel, stock existant, durée de conservation.
  • Six fonctions attendues, déjà rédigées et à prioriser : capture et reconnaissance de texte, indexation, recherche, versions, circuits de validation, partage avec l'extérieur.
  • Intégrations : messagerie, logiciel comptable ou ERP, suite bureautique, signature électronique.
  • Grille de prix : abonnements, stockage, paramétrage, reprise, numérisation du stock papier, formation, maintenance et export en fin de contrat.

Les fonctions du modèle décrivent un résultat, pas un produit, selon la méthode du cahier des charges fonctionnel. Le cahier des charges fonctionnel d'une GED se limite rarement à ces six lignes : ajoutez celles que vos processus imposent, une par ligne. Le modèle existe en Word pour que vous puissiez l'adapter ; si vous avez besoin d'un cahier des charges GED en PDF pour le diffuser, Word l'exporte en un clic.

Pour vous en servir :

  1. Faites l'inventaire des types de documents avec chaque service concerné, volumes compris.
  2. Faites valider les durées de conservation par la finance, les ressources humaines et le juridique.
  3. Esquissez le plan de classement et les profils d'utilisateurs, sans chercher la perfection.
  4. Priorisez les six fonctions du modèle et ajoutez celles qui vous sont propres.
  5. Complétez les intégrations et la reprise avec la DSI, puis fixez le calendrier et les critères de choix.

Les exigences propres

Une GED ne vaut que par le classement qu'on y met. Quatre sujets distinguent un bon cahier des charges GED d'une liste de fonctions recopiée d'une plaquette.

Documents et volumes

Partez des documents, pas des fonctions. Pour chaque type (factures fournisseurs, contrats, dossiers du personnel, documents techniques…), indiquez d'où il vient, combien il en arrive par an, combien en existent déjà et combien de temps il faut les garder. Ces chiffres dimensionnent le stockage, la capture et la reprise, donc le prix.

Type de documentOrigineVolume annuelStock existant (chiffres fictifs)
Factures fournisseursE-mail et papier18 000120 000 sur un serveur de fichiers
ContratsSignature électronique et papier4003 500, dont 1 200 en papier seulement
Dossiers du personnelPapier250 entréesArmoires de 6 sites

La colonne « origine » pèse sur le prix : un document qui arrive par e-mail se capture automatiquement, un document papier demande une numérisation, donc un scanner, une personne et du temps. Indiquez aussi ce qui va changer sur la durée du contrat : un nouveau site, une acquisition, ou la généralisation de la facture électronique, qui fera basculer une partie de vos factures papier vers des flux numériques. Les volumes de l'an prochain ne seront pas ceux de cette année, et l'offre doit pouvoir suivre sans renégociation.

Plan de classement et droits

Le plan de classement est l'organisation logique des documents : par processus, par service, par client ou par dossier. Décrivez-le, au moins dans ses grandes lignes, avec les métadonnées obligatoires pour chaque type de document (fournisseur, montant et date pour une facture ; contrepartie, date d'échéance et montant pour un contrat). Ce sont les métadonnées, bien plus que les dossiers, qui rendront la recherche utile.

Les droits suivent les profils : qui lit, qui modifie, qui supprime, et quels services ne doivent pas voir les documents des autres. Les dossiers du personnel et les contrats sensibles justifient un cloisonnement strict. Restez lisible : vingt profils différents deviennent ingérables, cinq ou six couvrent la plupart des organisations.

Profil (exemple)LectureModificationSuppression
Utilisateur d'un serviceDocuments de son serviceSes documentsNon
Responsable de serviceDocuments de son serviceDocuments de son serviceSur validation
Ressources humainesDossiers du personnelDossiers du personnelEn fin de durée de conservation
AdministrateurParamétrage, pas le contenu sensiblePlan de classement et profilsNon

Recherche et conservation

La recherche doit fonctionner sur le texte des documents, y compris numérisés, grâce à la reconnaissance de caractères, et sur les métadonnées, en respectant les droits de chacun. Un bon critère de validation : un utilisateur retrouve un contrat à partir du nom du fournisseur et de l'année, en moins d'une minute.

Pour la conservation, fixez une durée par type de document, et ce qui se passe à son terme : archivage, destruction, avec une trace de la destruction. Les durées découlent d'obligations comptables, fiscales, sociales ou contractuelles : faites-les valider par la finance, les ressources humaines et le juridique plutôt que de les inventer.

Si vous voulez qu'un document numérisé fasse foi à la place du papier, le cahier des charges doit le dire. L'article 1379 du Code civil donne à la copie fiable la même force probante que l'original. Deux normes AFNOR servent de référence : la NF Z42-026 pour la numérisation fidèle de documents papier, et la NF Z42-013 pour la conservation des archives électroniques dans des conditions qui préservent et démontrent leur intégrité. Demandez aux candidats comment ils y répondent, et avec quelle preuve.

Intégrations

Une GED isolée se remplit mal. Listez les outils avec lesquels elle doit échanger : la messagerie (pour capturer les pièces jointes), le logiciel comptable ou l'ERP (pour rattacher les factures aux écritures), la suite bureautique (pour enregistrer sans quitter son document) et la signature électronique (pour classer automatiquement les contrats signés). Pour chacun, décrivez l'échange attendu en une phrase, et demandez si le connecteur est standard ou à développer.

Les erreurs fréquentes

  • Recopier l'arborescence du serveur de fichiers. Elle a grandi au fil des années et des départs ; la GED est l'occasion de la repenser, pas de la figer.
  • Oublier les métadonnées. Sans elles, la GED devient un serveur de fichiers plus cher.
  • Ignorer la reprise de l'existant : volume, qualité du classement actuel, ce qui sera repris, reclassé ou laissé en archive.
  • Ne prévoir aucune durée de conservation, et découvrir dans cinq ans que rien n'a jamais été supprimé.
  • Confondre GED et archivage électronique. La GED sert à travailler sur des documents vivants ; l'archivage à valeur probante répond à d'autres exigences.
  • Oublier la sortie. Exigez l'export complet des documents et de leurs métadonnées en fin de contrat, dans un format exploitable : c'est le sujet de la réversibilité.
  • Vouloir tout numériser d'un coup. Commencez par les flux entrants, puis traitez le stock papier par priorité : les armoires attendent depuis des années, elles patienteront quelques mois de plus.
  • Sous-estimer l'accompagnement. Une GED change les habitudes de classement de tout le monde ; prévoyez des services pilotes et des référents internes.

Dernier conseil : faites tester la recherche aux finalistes sur un échantillon de vos propres documents. Une démonstration sur des documents préparés par l'éditeur trouve toujours tout.

Sources

Publié le 6 octobre 2026

Questions fréquentes

Quelle différence entre GED et archivage électronique ?

La GED gère des documents en cours d'utilisation : on les classe, les modifie, les partage, les fait valider. L'archivage électronique conserve des documents figés pendant leur durée légale, en garantissant leur intégrité. Les deux se complètent et se trouvent parfois dans le même outil.

Faut-il exiger la norme NF Z42-013 ?

Seulement si vous devez conserver des documents électroniques à valeur probante. Dans ce cas, demandez au candidat comment son système y répond, et la preuve qu'il peut en fournir.

Posez la question
à vos propres contrats.

Demander une démo

Apportez un contrat, un renouvellement ou une consultation à venir : la démonstration se fait dessus.

hello@naigo.ai